Une lettre de démission valable : les seuls vrais critères
Pour être valable, une démission doit simplement exprimer une volonté claire et non équivoque de rompre le contrat à durée indéterminée — c'est tout. Aucun motif n'est requis, aucune forme n'est imposée par la loi, et l'employeur ne peut ni la refuser ni la « négocier ». L'écrit reste néanmoins indispensable en pratique : il date le point de départ du préavis et constitue votre preuve. Ce générateur produit une lettre sobre et complète qui remplit ces critères sans rien ajouter qui puisse vous être opposé.
Le préavis : où trouver la bonne durée
Contrairement à une idée répandue, le Code du travail ne fixe pas de durée générale de préavis de démission : elle vient de votre convention collective, de votre contrat de travail ou des usages de la profession. Les ordres de grandeur courants : une semaine à un mois pour les employés et ouvriers, deux mois pour les agents de maîtrise, trois mois pour les cadres. Le préavis démarre à la première présentation du recommandé ou à la remise en main propre — et l'employeur peut accepter de le réduire ou d'en dispenser le salarié, de préférence par écrit.
Recommandé ou main propre : deux remises valables
La lettre recommandée avec accusé de réception est la voie la plus sûre : date certaine, preuve de contenu, aucun contact nécessaire. La remise en main propre contre décharge est tout aussi valable et immédiate : imprimez la lettre en deux exemplaires et faites dater et signer le vôtre par l'employeur avec la mention « reçu en main propre le… ». Le générateur adapte automatiquement la formulation de la lettre au mode choisi, notamment le point de départ du préavis.
Après la démission : documents et droits
Au dernier jour du contrat, l'employeur doit remettre trois documents : le certificat de travail, le reçu pour solde de tout compte (contestable dans les 6 mois s'il est signé) et l'attestation France Travail. Les congés payés acquis et non pris sont indemnisés. Côté chômage, la démission n'ouvre en principe pas de droits, sauf démissions légitimes (suivi de conjoint, salaires impayés, violences…) ou projet de reconversion validé dans le cadre du dispositif démission-reconversion : renseignez-vous avant d'envoyer la lettre si ce point est décisif pour vous.