Le point typographique : 1/72 de pouce
Le point moderne — dit DTP ou PostScript — vaut exactement 1/72 de pouce, soit 0,3528 mm : c'est l'unité des tailles de police de tous les logiciels. Ses multiples structurent la mise en page anglo-saxonne : le pica vaut 12 points (1/6 de pouce), et les colonnes de presse se mesurent traditionnellement en picas. Un corps de texte courant fait 10 à 12 pt, soit 3,5 à 4,2 mm.
Pixels CSS, twips : les unités logicielles
Le web a figé le pixel CSS à 1/96 de pouce : 1 px = 0,75 pt, et 16 px — la taille par défaut des navigateurs — valent 12 pt. Ce pixel « de référence » ne coïncide plus avec les pixels physiques des écrans haute densité. Les formats bureautiques (Word, RTF) comptent en interne en twips — 1/20 de point, soit 1/1440 de pouce : une marge de 2,5 cm s'y écrit 1 417 twips.
Didot et cicéro : la tradition européenne
La typographie continentale historique utilise le point Didot (≈ 0,376 mm, environ 7 % plus grand que le point DTP) et son multiple le cicéro (12 points Didot ≈ 4,51 mm). L'imprimerie au plomb française et allemande, et encore certains usages suisses, s'y réfèrent : un corps 10 Didot équivaut à environ 10,7 pt modernes — l'écart qui explique les différences de « rendu » entre compositions anciennes et numériques.
Convertir pour la mise en page
Les allers-retours sont constants : une police de 11 pt fait 14,7 px CSS et 3,88 mm ; un interlignage de 1,5 fois un corps 12 donne 18 pt, soit 6,35 mm ; un document A4 de 210 mm fait 595,3 pt de large — le chiffre exact des dimensions PDF. Ce convertisseur enchaîne points, picas, millimètres, pixels et twips sans arrondi caché, la précision qui évite les lignes veuves et les débordements d'un dixième de millimètre.