La conductance : l'inverse de la résistance
La conductance G mesure la facilité de passage du courant : G = 1/R, en siemens. Un siemens correspond à un ohm inversé — une résistance de 50 Ω équivaut à 20 mS. L'ancienne unité, le « mho » (ohm à l'envers, symbole ℧ renversé), lui est strictement identique et hante encore les documentations américaines de tubes et de transistors.
Pourquoi raisonner en conductance ?
Parce que les conductances s'additionnent en parallèle, là où les résistances imposent la formule des inverses : trois résistances de 60 Ω en parallèle font simplement 3 × 16,7 mS = 50 mS, soit 20 Ω. L'analyse des réseaux électriques, les matrices nodales des simulateurs (SPICE) et les calculs de défauts travaillent nativement en siemens pour cette raison.
La transconductance des composants
Les transistors se caractérisent par leur transconductance gm — le rapport entre variation de courant de sortie et tension d'entrée, en siemens : quelques mS pour un petit transistor, des dizaines de S pour un MOSFET de puissance. Les anciennes fiches de tubes l'affichaient en « mhos » ou micromhos : 2 000 µmho = 2 mS, la conversion est transparente puisque les unités coïncident.
Du composant à l'électrochimie
La conductance d'une cellule de mesure — en mS ou µS bruts — sert de base à la conductivité des liquides une fois multipliée par la constante de cellule : c'est le principe des conductimètres d'aquariophilie, d'hydroponie et de laboratoire. Pour la grandeur rapportée aux dimensions (S/m, µS/cm), voyez notre convertisseur de conductivité électrique, complément direct de celui-ci.