L'exposition : l'ionisation de l'air
L'exposition quantifie l'ionisation produite par les rayons X et gamma dans l'air : la charge libérée par unité de masse d'air, en coulombs par kilogramme. L'unité historique, le röntgen, vaut exactement 2,58×10⁻⁴ C/kg — la définition officielle depuis 1928. C'est la plus ancienne grandeur dosimétrique, celle des premiers appareils de mesure.
Du röntgen aux unités modernes
Le röntgen a cédé la place au gray et au sievert, mais survit largement : les radiamètres anciens et soviétiques affichent des µR/h et mR/h, la littérature historique compte en R. Passerelle pratique pour les X et gamma dans les tissus : 1 R produit environ 8,77 mGy dans l'air et à peu près 9,6 mGy dans les tissus mous — l'approximation courante « 1 R ≈ 10 mSv » suffit aux ordres de grandeur.
Lire les vieux instruments
Un compteur affichant 20 µR/h mesure un fond naturel ordinaire (≈ 0,2 µSv/h) ; 1 mR/h (≈ 10 µSv/h) signale une zone à surveiller ; les échelles en R/h des dosimètres militaires anciens couvrent les situations d'urgence. Les chiffres des documentaires historiques — les « 3,6 röntgens » célèbres — se replacent ainsi : 3,6 R/h ≈ 36 mSv/h, une valeur déjà très sérieuse.
Une grandeur limitée à l'air et aux photons
L'exposition ne se définit que pour les photons X et gamma dans l'air : elle ignore alpha, bêta et neutrons, et ne décrit pas directement les tissus. C'est pourquoi la métrologie moderne l'a remplacée par la dose absorbée (gray) et la dose équivalente (sievert) — nos convertisseurs dédiés les couvrent. Celui-ci reste l'outil de traduction des documents, normes et instruments hérités du XXᵉ siècle.