Tesla et gauss : la force du champ
L'induction magnétique B — la « densité de flux » — se mesure en teslas, ou en gauss dans l'ancien système CGS : 1 T = 10 000 G. Le tesla étant énorme, le quotidien vit en milli- et microteslas, et les fiches d'aimants américaines en gauss et kilogauss. L'équivalence stricte avec le Wb/m² rappelle sa définition : un flux d'un weber réparti sur un mètre carré.
Champs de référence
Repères : champ terrestre 25 à 65 µT (0,25 à 0,65 G) selon la latitude ; aimant de réfrigérateur ≈ 5 mT à sa surface ; aimant néodyme 0,3 à 0,5 T au contact (3 à 5 kG) ; IRM médicale 1,5 ou 3 T ; électroaimants de recherche 20 à 45 T ; étoiles à neutrons magnétars, 10⁸ T et plus. Les variations géomagnétiques et la magnétométrie de prospection descendent au nanotesla.
Exposition et limites
Les recommandations d'exposition du public au champ 50 Hz plafonnent à 200 µT (2 G) ; sous une ligne très haute tension, on mesure 1 à 10 µT au sol, et un sèche-cheveux crée quelques µT à 30 cm. Les zones IRM sont contrôlées dès 0,5 mT (5 G) — la fameuse « ligne des 5 gauss » où les stimulateurs cardiaques et objets ferromagnétiques deviennent dangereux.
B, H et les aimants
L'induction rémanente Br des aimants — le B qu'ils conservent — se lit en teslas ou kilogauss : ferrite 0,4 T (4 kG), néodyme N52 jusqu'à 1,45 T (14,5 kG). Combinée à la coercitivité (en Oe ou kA/m — voir notre convertisseur de champ magnétique), elle définit le grade : le « N42 » désigne un produit énergétique de 42 MGOe, l'unité mixte gauss-oersted de l'énergie magnétique stockée.