La luminance : la brillance perçue d'une surface
La luminance mesure l'intensité lumineuse émise par unité de surface apparente — en candelas par mètre carré, dit « nit » dans l'industrie des écrans. C'est la grandeur que l'œil perçoit comme brillance : elle décide de la lisibilité d'un écran au soleil comme de l'éblouissement d'un phare. Les unités héritées survivent : stilb (cd/cm²), lambert et foot-lambert des salles de cinéma.
Les nits des écrans
Le marketing des écrans parle nits : un moniteur bureautique affiche 250 à 350 cd/m², un smartphone moderne 800 à 2 000 nits en pointe — nécessaire en plein soleil —, un téléviseur HDR certifié atteint 1 000 nits et plus, quand le standard cinéma en salle se contente de 48 cd/m² (14 fL) sur écran. Les afficheurs extérieurs grimpent à 5 000 nits pour rester lisibles.
Luminances de l'environnement
Repères en cd/m² : ciel nocturne 10⁻³ ; écran de cinéma 50 ; papier blanc en intérieur éclairé 100 à 300 ; ciel couvert 2 000 ; ciel bleu 5 000 ; tube fluorescent 10 000 ; flamme de bougie 10 000 ; soleil couchant 600 000 ; soleil au zénith, 1,6 milliard — la raison pour laquelle on ne le regarde jamais. L'œil s'adapte sur 12 ordres de grandeur, mais pas instantanément.
Le foot-lambert du cinéma
La projection utilise historiquement le foot-lambert (1 fL = 3,426 cd/m²) : la norme SMPTE vise 14 fL (48 cd/m²) sur écran ouvert, et les projectionnistes calibrent toujours en fL. Le lambert (10⁴/π cd/m²) et le stilb (10⁴ cd/m²) hantent la littérature photométrique ancienne. Ce convertisseur relie tous ces mondes au nit moderne — attention à ne pas confondre luminance (cd/m²) et éclairement (lux) : l'une décrit la source, l'autre la lumière reçue.