Le sievert : la dose qui compte pour l'humain
La dose équivalente pondère l'énergie absorbée par la nocivité biologique du rayonnement : sievert = gray × facteur wR (1 pour X, gamma et bêta ; 20 pour les alpha). C'est l'unité unique de la radioprotection, si grande que la pratique vit en millisieverts et microsieverts. L'ancien rem américain vaut 0,01 Sv : 100 mrem = 1 mSv.
L'exposition naturelle et médicale
Chacun reçoit une dose naturelle de 2 à 4 mSv par an (radon, rayonnement cosmique, sols) — davantage en altitude ou en région granitique. S'y ajoutent les actes médicaux : radiographie pulmonaire 0,05 à 0,1 mSv, mammographie 0,4, scanner abdominal 8 à 10 mSv. Un vol Paris–New York apporte environ 0,05 mSv de rayonnement cosmique, et une année d'équipage aérien 2 à 5 mSv.
Les limites réglementaires
La réglementation plafonne l'exposition ajoutée du public à 1 mSv par an (hors médical et naturel), et celle des travailleurs du nucléaire à 20 mSv par an en moyenne. Les effets déterministes n'apparaissent qu'à des doses aiguës bien supérieures : premiers signes vers 500 mSv reçus d'un coup, syndrome d'irradiation au-delà du sievert — d'où l'écart considérable entre limites de précaution et seuils d'effets.
Lire les débits de dose
Les radiamètres affichent des débits en µSv/h : le fond naturel vaut 0,05 à 0,3 µSv/h selon les régions, un vol en croisière 3 à 8 µSv/h. Multiplier par le temps donne la dose : une heure à 0,15 µSv/h dépose 0,15 µSv. Les échelles américaines en mrem/h se convertissent par le facteur 10 : 1 mrem/h = 10 µSv/h. Ce convertisseur relie toutes ces écritures.