Le weber : le flux qui induit
Le flux magnétique Φ compte le champ traversant une surface : Φ = B × S pour un champ uniforme perpendiculaire. Son unité, le weber, se définit par l'induction : un flux variant d'un weber par seconde induit un volt — d'où son alias exact, le volt-seconde. C'est la loi de Faraday, e = −dΦ/dt, le principe de tout transformateur, alternateur et capteur inductif.
Le maxwell du système CGS
L'ancienne unité CGS, le maxwell (une « ligne de champ »), vaut 10⁻⁸ weber : les documentations magnétiques anciennes comptent les flux en maxwells ou kilolignes. Un aimant traversé par 50 000 Mx porte 0,5 mWb. Le gauss, son compagnon, est le maxwell par centimètre carré — la cohérence du système se retrouve dans les conversions.
Ordres de grandeur
Un petit aimant de tableau canalise quelques dizaines de µWb ; une colonne de transformateur de distribution, quelques mWb (2 mWb sous 1,5 T dans 13 cm² de fer) ; les électroaimants de laboratoire atteignent le weber. La saturation du fer vers 1,5 à 2 T plafonne le flux par unité de section — c'est elle qui fixe la taille des noyaux à tension et fréquence données.
Flux et conception des transformateurs
La formule des transformateurs découle du weber : U = 4,44 × f × N × Φmax pour un sinus. Un enroulement de 230 V à 50 Hz avec 500 spires travaille à Φmax = 2,07 mWb — et la section de fer s'en déduit via l'induction admissible. Les quadratures volts/spires/flux/fréquence de tout dimensionnement magnétique passent par cette unité, que ce convertisseur traduit vers toutes ses écritures.