L'ohm : l'opposition au courant
La résistance relie tension et courant par la loi d'Ohm, U = RI : un ohm laisse passer un ampère sous un volt. L'électronique pratique s'étale du milliohm au gigohm — douze ordres de grandeur — et les schémas abrègent : 4k7 signifie 4,7 kΩ, 2M2 vaut 2,2 MΩ, R47 désigne 0,47 Ω.
Repères de résistances
Quelques valeurs parlantes : un mètre de câble cuivre 2,5 mm² ≈ 7 mΩ ; un shunt de mesure 1 à 100 mΩ ; le corps humain, 1 à 100 kΩ selon l'humidité de la peau — la raison des seuils de tension de sécurité ; une entrée de multimètre 10 MΩ ; une bonne isolation de câble, des centaines de MΩ à plusieurs GΩ. Les résistances de composants suivent les séries normalisées E12/E24 avec leur code couleur.
Petites résistances : le règne du milliohm
Contacts, pistes, shunts et batteries se jugent en milliohms : la résistance interne d'une cellule lithium saine vaut 20 à 80 mΩ, celle d'une batterie de démarrage 12 V quelques mΩ — son doublement annonce la fin de vie. Mesurer si bas exige la méthode 4 fils (Kelvin), qui élimine la résistance des cordons de mesure, elle-même de l'ordre de 50 mΩ.
Grandes résistances : l'isolement
À l'autre extrémité, la sécurité électrique vérifie des mégohms : un contrôleur d'isolement (mégohmmètre) applique 250 à 1 000 V et exige typiquement plus de 1 MΩ entre conducteurs et terre pour une installation saine — les câbles neufs affichent des GΩ. L'humidité et le vieillissement font chuter ces valeurs, premier symptôme mesurable d'un défaut naissant.